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SCANDALE À LA BIBLIOTHÈQUE DE NAPLES
MARCELLE PADOVANI
Le Nouvel Observateur 12 JUILLET 2012 - N° 2488

L’enquête “La Divine Comédie”
a disparu…

Où est passé le fameux manuscrit enluminé de Dante ? Et les éditions rares de Virgile, de Sénèque et de Diderot ? Et des milliers d’autres ouvrages qui faisaient la fi erté
de la Girolamini ? Pendant des mois, autour de ce sanctuaire des livres admiré dans le monde entier, se sont a airés un directeur escroc, un curé intégriste, une étrange
Ukrainienne, des conseillers de Berlusconi et… un chien. Marcelle Padovani raconte cet incroyable polar, version tragi-comique du “Nom de la rose”

C’est l’une des plus belles et des plus
anciennes bibliothèques du monde.
Nichée au coeur de Naples, immense
et somptueuse, avec ses intermi -
nables rayonnages de bois grimpant
jusqu’au plafond. Ses voûtes couvertes
de fresques. Ses 32 fenêtres qui font tomber
une étrange lumière sur des tables extraordinairement
larges. Un temple baroque qui abrite près de
160 000 ouvrages. Un décor à la Borges, propice aux
rêveries et aux mystères. La bibliothèque des Girolamini
– ou « la Girolamini », disent les Napolitains
comme pour mieux rendre hommage à sa beauté
– trône au milieu de la ville depuis 1586. Ses murs
vieux de plus d’un demi-millénaire portent l’empreinte
de générations de bibliophiles. Une fois
franchie la porte, on s’attend à croiser un moine
sorti tout droit du « Nom de la rose ». On imagine
les lecteurs fiévreux qui ont défilé, dans un silence
religieux, devant le manuscrit enluminé de « la
Divine Comédie » de Dante, les tragédies de
Sénèque ou les oeuvres du roi de Prusse… On les voit
échafaudant de sombres stratagèmes pour emporter
un incunable ou une édition rare. Quel amoureux
des livres ne s’est pas fantasmé, un jour ou
l’autre, en voleur de manuscrit ?
Mais Marino Massimo De Caro, le directeur de
l’inestimable bibliothèque, n’est pas un rêveur.
C’est un pragmatique. Avant d’être nommé à la tête
de l’institution napolitaine, ce quadragénaire rondouillard
a été médiateur d’affaires louches au
Venezuela et en Argentine. Il ne ressemble en rien
à ces collectionneurs fanatiques, prêts à se damner
pour assouvir leur dévorante passion. Et pourtant…
Il a fait ce qu’aucun bibliophile n’a jamais osé imaginer
: il a méthodiquement vidé la Girolamini et
mis la main sur ses volumes les plus précieux.
Désormais, la bibliothèque est devenue « scène de
crime ». Partout des scellés ont été posés. Depuis le
20 avril, seuls les enquêteurs ont le droit de pénétrer.
Ils essaient de démêler les fils d’une histoire
folle où l’on croise des sommités internationales du
marché de l’art, des hommes politiques douteux, et
même un curé véreux. Un polar tragi-comique dont
l’Italie post-berlusconienne a le secret.
Tout commence le 28 mars dernier. Ce jour-là,
un respectable professeur d’histoire de l’art de
l’université de Naples, Tomaso Montanari, se
présente à 9 heures pétantes Via Duomo, à l’entrée
de la bibliothèque. Ce spécialiste du baroque au
regard farouche est un chercheur pointilleux, qui
ne badine pas avec l’argent public. Il a notamment
écrit un essai, « A cosa serve Michelangelo ? » (« A
quoi sert Michel-Ange ? »), pour dénoncer l’achat
par le gouvernement Berlusconi d’un crucifix attribué,
à tort selon lui, au célèbre peintre. La relique
a coûté la bagatelle de 3 millions d’euros. En cette
fin mars, donc, Tomaso Montanari a décidé de visiter
les archives de la Girolamini, qu’il sera amené
à fréquenter régulièrement pour son prochain
sujet d’étude. Il est accueilli par le conservateur, don Sandro Marsano, un prêtre intégriste à la
barbiche noire qui dit encore la messe en latin. Le
curé est bien embêté : les archives menacent ruine
et, hélas, elles ne sont plus accessibles. En
revanche, il veut bien amener l’universitaire dans
la salle Vico, joyau de la Girolamini, avec ses
rayonnages si riches et ses proportions vertigi -
neuses. Montanari ne se fait pas prier. Et que voit-il
dans cette fameuse salle ? « Eh bien, je vois d’abord
une splendide blonde, qui s’avérera être une
Ukrainienne, en tenue de jogging ! Elle traverse la
salle avec son beauty case à la main pour se rendre
aux toilettes : c’est donc qu’elle a dormi là. »
Mais l’historien n’est pas encore au bout de ses
surprises. Il entend le curé barbichu demander
aimablement à la pulpeuse créature : « Bien dormi ?
Est-ce que le professore est réveillé ? » Le « professore
» ? C’est Marino Massimo De Caro, le directeur.
« De Caro est réveillé, raconte Tomaso Montanari,
puisque, en tenue de jogging lui aussi, il feuillette de
précieuses éditions du ƒ„…e siècle. Je note alors
l’extrême désordre qui règne dans la salle, les livres
empilés n’importe comment sur des tables ou carrément
à terre, au milieu de bouteilles de Coca-Cola.
C’est à ce moment qu’entre un chien, un os de jambon
dans la mâchoire, qui se met à déféquer sous une
table ! » Circonstance aggravante, fait remarquer
l’universitaire, le chien est nommé « Vico, comme
la salle, et comme le philosophe Giambattista Vico »,
qui aida les pères oratoriens, fondateurs de la
bibliothèque, à constituer leurs premiers fonds de
livres. Montanari est indigné. Avant de quitter les
lieux, il tombe sur l’aide-bibliothécaire, qui accumule
les contrats précaires depuis près de trente
ans et qui semble soudain pressé de se confier. Ce
que celui-ci raconte est à peine croyable : un jour,
explique l’employé, il s’est aperçu que De Caro avait
fait désactiver les caméras de surveillance dans les
salles de lecture, et aussi que des livres disparaissaient
à vue d’oeil. Il a alors branché son ordinateur
sur les caméras des couloirs, que son supérieur
avait oublié de débrancher. Aujourd’hui, il dispose de huit vidéos, plus accablantes les
unes que les autres pour le directeur.
L’historien, abasourdi, court chez les carabiniers
de la Tutelle des Biens culturels, lesquels lui
avouent crûment : « Tout le monde sait que ce De
Caro est un délinquant, mais il est aussi un conseiller
du ministre de la Culture et nous ne pouvons rien
contre lui. » Tomaso Montanari comprend qu’il doit
frapper un grand coup. Le 30 mars, il prend sa
plume et écrit un texte incendiaire, « Des souris, des
hommes et des livres », pour le quotidien « Il Fatto
quotidiano ». Il balance tout ce qu’il a vu. L’état
déplorable de la bibliothèque, Vico le philosophe
transformé en Vico le chien (symbole selon lui de
l’« assassinat prémédité de l’identité italienne »), le
directeur en jogging et les preuves filmées de sa
« cleptomanie »… Ce coup de gueule réveille l’Italie.
Très vite, les intellectuels se mobilisent. Umberto
Eco en tête (qui possède lui-même près de
50 000 livres). Dès le 12 avril, une pétition adressée
au ministre des Biens culturels réclame la création
d’une commission d’enquête. Les 4 500 signataires,
dont le prix Nobel Dario Fo, la romancière Dacia
Maraini, l’historien Carlo Ginzburg, se disent « blessés
et humiliés » par ce pillage éhonté et exigent que
« tous les livres jusqu’au dernier soient rendus à la
collectivité ». Très vite aussi, un procureur du
parquet de Naples est saisi. Et quel magistrat !
Giovanni Melillo, 52 ans, longtemps spécialiste du
crime organisé, est également amateur de livres
anciens. Il y a moins d’un an, cet homme cultivé –
et visiblement fasciné par les rayonnages de la
Girolamini – a participé à un colloque prémonitoire
sur la « sauvegarde du patrimoine culturel ». Le
dossier ne pouvait tomber en de meilleures mains.
Le magistrat bibliophile commence par visionner
les vidéos de l’employé espion. Il y voit De Caro
charger, à l’heure de la fermeture, des caisses de
livres ou des sacs de sport bourrés de manuscrits
sur des camions stationnés devant la biblio -
thèque. Ses complices ? La jeune Ukrainienne que
le professeur Montanari avait vu batifoler dans la
salle Vico, un couple d’Argentins, un Italien. Tous
payés entre 100 et 200 euros par jour, ou plutôt
par nuit de travail. Les enquêteurs ont aussi
remonté la piste à l’étranger, et notamment en
France, où réside l’un des sbires de De Caro. Ils
soupçonnent aussi le curé conservateur, déjà
poursuivi à Gênes pour possession de 11 volumes
dérobés à la bibliothèque de l’archevêché… De
Caro avait tout prévu, tout organisé. Sans doute
avant même sa nomination à la Girolamini.
Il prend ses fonctions le 1er juin 2011. Le 3, les
caméras sont désactivées ! A Vérone, il a loué des
entrepôts où il stocke son butin. Après avoir
soigneusement effacé toute marque de reconnaissance,
il revend les coûteux manuscrits sur le
marché international des collectionneurs. Certaines
éditions rares atterrissent même dans de prestigieuses
maisons d’enchères. Christie’s en met vingthuit
sur son catalogue. Dont un Dante de 1502 et neuf volumes en parchemin de 1757. Lorsque le
scandale éclate, l’établissement londonien s’empresse
de les restituer (ou plutôt de trouver un arrangement
avec De Caro, qui se précipite à Londres,
quelque temps avant son arrestation, pour racheter
le fruit de ses larcins et tout rapporter à Naples).
Christie’s dénonce également auprès du parquet de
Naples son concurrent munichois, Zisska, qui
détient, lui, près de 400 livres, tous volés à la
Girolamini. La justice ordonne, dès le 24 mai, l’arrêt
de la mise en vente et la restitution du lot à l’Italie. Combien d’ouvrages se sont-ils volatilisés
dans la razzia ? Sans doute des milliers. A ce
jour, 2 327 seulement ont été retrouvés.
Certains sont estimés à un million d’euros.
Parmi les portés disparus : l’original enluminé de « la
Divine Comédie », un exemplaire rare de « l’Encyclopédie
» de Diderot et d’Alembert, la « Jérusalem libérée
» du Tasse, éditée à Paris en 1610, la « Teseida » de
Boccace, des oeuvres de Sénèque, Virgile et Lucrèce.
Une équipe de six personnes est actuellement
chargée de dresser l’inventaire. Une tâche titanesque,
puisque les 159 700 volumes de la bibliothèque ont
été laissés dans un désordre indescriptible, mangés
par la poussière et parfois attaqués par les mites. Ils
n’ont, de plus, jamais été correctement répertoriés :
on connaît l’existence de certains livres extraordinaires
seulement parce que des chercheurs les ont
vus autrefois, ou parce que des auteurs célèbres,
comme Benedetto Croce, en ont parlé. Les inspecteurs
du ministère des Biens culturels, envoyés par le
gouvernement dans le cadre de la commission
d’enquête, décrivent une Girolamini saccagée et une
« situation désespérante ».
Depuis le 15 mai, Marino Massimo De Caro est
derrière les barreaux, accusé de détournement de
biens publics, de « dévastation de patrimoine » et
sans doute bientôt d’« association de malfaiteurs
». Il risque quinze ans de réclusion. Avant
de partir en prison, il n’a pas hésité à menacer par
téléphone l’historien de l’art qui avait donné
l’alerte : « Je ruinerai votre carrière ; je ruinerai
votre vie. » Aujourd’hui, depuis sa cellule de
Poggioreale, près de Naples, il reconnaît avoir
« emporté » certains des ouvrages dont il avait la
garde, mais « moins qu’on ne dit ». Il jure qu’il a
« volé pour sauver la bibliothèque ». Et affirme
contre toute évidence : « Je réinvestissais l’argent
ainsi obtenu dans la sauvegarde des livres
restants. » Il se défend et il attaque, multipliant
les lettres vengeresses contre cette « gauche
caviar », ces « intellectuels qui lui donnent des
leçons » mais dont, à l’entendre, les « salons sont
pleins de livres volés à la Girolamini ». Le directeur
félon est sans vergogne. Il en a vu d’autres.
Le CV de l’ex-directeur, exhumé à la faveur du scandale,
fait en effet froid dans le dos. « Nommer ce De
Caro à la tête de la Girolamini, c’était comme mettre
un rat dans un fromage », dit amèrement son dénonciateur
Tomaso Montanari. Il se prétendait titulaire
d’une licence passée à Sienne. En réalité, il n’a aucun diplôme d’études supérieures, excepté
celui « obtenu dans une obscure université privée
argentine en échange de quatre livres et d’une météorite
», disent aujourd’hui ses « pairs ». L’ex-directeur
a-t-il appris sur le tas ? Ses rapports avec les livres
anciens n’ont en tout cas rien de scientifique. C’est le
commerce qui l’intéresse, et depuis toujours. Ou
plutôt le trafic. Longtemps propriétaire d’une librairie
à Vérone, il a déjà été accusé à Florence du recel d’un
incunable du €‚e siècle, et aurait été impliqué, avant
d’être blanchi, dans des vols à la Bibliothèque nationale
de Madrid, mais aussi à Saragosse. Ajoutons,
pour parfaire le tableau, qu’il s’honore, sans que l’on
sache pourquoi, du titre de « consul honoraire du
Congo » et qu’il occupe le poste de vice-président
dans une société de parcs éoliens appartenant à
l’oligarque Viktor Vekselberg, charge pour laquelle il
touche 500 000 euros par an… Un mythomane en affaires avec les Russes, un présumé trafiquant international de
livres à la tête de la Girolamini, ce sanctuaire
du savoir... on se pince ! Faut-il accuser le hasard, l’incompétence de l’administration, la bêtise ? Le parquet explore une autre hypothèse.
Celle du complot, du dessein criminel prémédité.
La mise à sac de la bibliothèque n’a-t-elle pas
commencé dès la nomination de De Caro ? « Comme
si la Girolamini avait été choisie exprès en raison de
son extraordinaire vulnérabilité », dit le magistrat
Melillo. Fréquentation quasiment nulle depuis des
décennies, gestion plus que problématique par un
religieux, absence de catalogage sérieux des oeuvres.
Il s’agit bien d’une « extrême faiblesse des fonctions
de contrôle dans la sphère des biens culturels ». En
clair, le cambriolage a peut-être été, sinon organisé,
du moins toléré en haut lieu. Par ceux-là mêmes qui
ont introduit le « rat dans le fromage ».
De Caro, qui fut aussi conseiller au ministère de
l’Agriculture, puis de la Culture, appartient à la
faune berlusconienne. Son sponsor ? Le sénateur
Marcello Dell’Utri. Ce septuagénaire, bras droit du
Cavaliere, avec qui il a fondé l’empire Mediaset, a
été récemment condamné pour fausses factures,
falsification de bilan et fraude fiscale. Mais il est
aussi grand bibliophile devant l’Eternel. On le dit
disposé à commettre toutes les folies pour agrandir
sa collection. Est-il l’ordonnateur occulte du
hold-up perpétré dans la bibliothèque ? Ce sera
aux juges d’établir ses responsabilités. « Quoi qu’il
en soit, l’affaire De Caro est bien le produit de vingt
ans de berlusconisme », dit Francesco Caglioti,
professeur à l’université Federico II. Partout, les
biens culturels ont été abandonnés, spoliés ou
privatisés, mais surtout considérés comme quantité
négligeable. Comme si le fait de posséder 50% du patrimoine mondial exonérait l’Italie de tout
devoir de protection. Sans parler de Pompéi ou de
L’Aquila, nombre de monuments, de musées ou de
bibliothèques sont en danger de mort. Souvent,
pour pallier les carences de l’Etat, c’est l’Eglise qui
occupe le vide – comme à la Girolamini. Dans le
même temps, les crédits gouvernementaux et les
postes de fonctionnaires affectés à la protection
du patrimoine fondent comme neige au soleil. La
sécurité des sites est négligée. Marchands, bandits,
profanateurs de tout poil ont la voie libre. La voilà,
la vraie leçon de la Girolamini : « Ne pas défendre
un patrimoine, c’est une invitation implicite à le
piller », dit l’historien Salvatore Settis.
La bibliothèque a été sauvée in extremis.
Aujourd’hui, Mauro Giancaspro, auteur de « l’Odore
dei libri» (« l’Odeur des livres ») et de « il Morbo di
Gutenberg » (« la Maladie de Gutenberg »), qui a
dirigé pendant dix-sept ans la Bibliothèque nationale
de Naples, est à son chevet. Il tente de réparer
les dégâts. Il a été nommé le 7 juin directeur, et le
nouveau conservateur, Umberto Bile, est un laïc.
Tomaso Montanari et les universitaires partis en
croisade pour protéger la « vieille dame » ne se sont
pas battus pour rien. Tout est bien qui finit bien ?
Pour le moment. Une question, pourtant, revient
toujours, insidieuse : pourquoi faut-il qu’en Italie
ce soient toujours des bonnes volontés indivi -
duelles qui finissent par sauver l’intérêt national ?
MARCELLE PADOVANI



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