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Un Renoir disparaît chez Tajan. Une huile du maître de l'impressionnisme volée en plein jour chez le numéro deux du marché de l'art français
Valérie Duponchelle
Le Figaro, 31 marzo 2005

Le scénario a quelque chose de familier, qui rappelle, par son adresse et son culot, le vol à la Arsène Lupin de 11 M€ en deux diamants à la dernière Biennale des antiquaires (nos éditions des 29 septembre 2004 et 14 janvier 2005). Mardi, au tout début de l'après-midi, dans cette heure creuse qui marque la fin des déjeuners en ville et la reprise des affaires, deux individus d'une quarantaine d'années, habillés sobrement pour la circonstance, ont dérobé sans coup férir un petit Renoir fort précieux (estimé 170 000 €), exposé à l'abri des vitrines cadenassées de la maison Tajan SA. La haute salle blanche, sous sa verrière Art déco, de la maison de ventes créée par Jacques Tajan est pourtant placée sous caméras : elles n'ont pu qu'enregistrer l'effraction et le vol, captant ainsi un des deux visages de ce duo assez habile pour déjouer toute surveillance et toute alarme.


La Tête de fillette, huile de petites dimensions (20,5 x 16 cm), était sans son cadre, facile à camoufler sous un manteau. Ce tableau qui devait être mis en vente aujourd'hui au 37, rue des Mathurins (VIIIe), était sous clé, comme le veut le contrat d'assurances. Selon le scénario habituel aux pickpockets, l'un des deux hommes a capté l'attention de «la personne qui surveillait» en lui posant des questions en français, tandis que l'autre, parfaitement silencieux – d'où un doute sur sa nationalité –, volait le tableau en brisant, sans un bruit, la serrure de la vitrine. On se souvient que le vol de la Biennale avait appliqué le même mode opératoire et que l'effraction de la vitrine Chopard avait été suivie, comme ici, du départ immédiat et en douceur des voleurs.


C'est à la Brigade de répression du banditisme (BRB), saisie automatiquement de l'enquête sur le vol d'objets d'art quand il s'agit de Paris, de vérifier si ce visage est connu des fichiers de la police internationale et de comprendre pourquoi le voleur n'a pas eu peur de signer ainsi son vol. Est-ce une nouvelle recrue déjà ressortie de nos frontières ? «Nos protocoles de sécurité nous tiennent à coeur et ne sont pas mis en cause, les caméras ont fonctionné... Et pourtant, c'est arrivé !», souligne Nicolas de Moustier, tout nouveau directeur général de la Tajan SA. Et d'écarter d'emblée un quelconque lien fumeux avec les litiges assez classiques entre héritiers sur la propriété du tableau dans la famille du vendeur, «litiges passés et résolus». «Aucun commentaire sur l'enquête», nous déclare Rodica Seward, Américaine d'origine roumaine qui fit une carrière remarquée dans la finance avant de s'attaquer au marché de l'art.


Avec sa lourde tresse brune et son ruban pâle, ses yeux de jais pétillants et ses joues roses de pomme, cette fillette si typique de l'art charnel de Pierre Auguste Renoir (Limoges 1841-Cagnes 1919) est infiniment plus difficile à revendre que les deux diamants volés en plein salon au Carrousel du Louvre. Ils ont été sans doute aussitôt retaillés, voire scindés en plusieurs pierres, dans un atelier clandestin pour réapparaître, anonymes, sur le marché du diamant qui a sa cote journalière, comme les actions en Bourse. Aucune maison de ventes, aucune galerie sérieuse ne pourrait se laisser duper par une oeuvre unique, à la différence d'éditions de sculptures en bronze qui peuvent jouer sur le nombre. L'été dernier a bien vu, au Munchmuseet d'Oslo (Norvège), le vol spectaculaire, et d'un recel autrement plus délicat, du Cri et de la Madone brune d'Edvard Munch, icônes aussi célèbres que l'inconscient mis à nu par Freud, dont il existe pourtant plusieurs versions.


Malice des choses ? Renoir, si goulûment collectionné par les Japonais avant la crise au début des années 90, n'est pas le peintre le plus facile à vendre aujourd'hui, comme en témoignent les dernières enchères, assez mornes, de New York et de Londres (Cazeau-La Béraudière lui offrait quand même tout un mur de son stand à la dernière foire de Maastricht). Mieux vaut désormais un joli portrait, jeune femme ou enfant, qu'une ronde baigneuse à la chair dorée comme les affectionnait tant le Dr Barnes de Philadelphie. «C'est peut-être un vol à contre-courant du marché, mais il démontre au moins que Renoir n'est pas oublié», constate Nicolas de Moustier.


Ironie du sort ? «Depuis le vol d'une petite statuette médiévale, il y a longtemps, nous avons revu et amélioré notre sécurité. Près de 30 000 objets d'art passent entre nos mains chaque année... Le risque zéro n'existe pas», résume François Tajan. Un fair-play exemplaire. C'est aujourd'hui son dernier jour dans la maison qui porte son nom.



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